Samedi 14 novembre 2009
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Je viens de rentrer chez moi et m’empresse de vous écrire pour vous raconter ma journée
dont je me souviendrai surement très longtemps!
Non, malheureusement je n’ai pas gagné à la super cognotte du vendredi
13, mais l’état d’excitation et d’euphorie dans lequel j’étais, aurait pu vous le faire croire.
Tout d’abord, je suis allée, en début d’après midi à l’Hotel des ventes
Drouot pour jeter un coup d’œil à une vente de bijoux repérée dans un article du Figaro Vous d’aujourd hui.
La vente proposait des bijoux des années 40 à aujourd’hui avec pas mal
de pièces des années 70 qui m'ont beaucoup séduits. Je suis tombée sous le charme d’une paire de manchettes en argent avec un éclair noir serti de strass made by Ugo Cerretani pour Gianni Versace
. Quand un des experts de la vente m’a dit le nom du créateur, j’ai vite compris que l’offre minimale serait au dessus (bien bien au dessus) de mes moyens de jeune étudiante.
Du coup, j’ai rebroussé chemin et bifurqué dans une autre direction :
Salle 4 : « Vente de vêtements et fourrures de créateurs. » Encore mieux !
Une vente orchestrée par l’Etude Piasa, qui comporte pas mal de belles
pièces allant de Pierre Cardin à Paco Rabanne en passant par Courrèges et Alaia.
Sacs Chanel, bottes en vinyle Dior, Lunettes Ray Ban, autant
d’accessoires qui m’ont fait perdre la tête.
J'ai essayé une veste orange en ciré vinyle de chez André Courrèges
style année 70.
J’aime beaucoup les gros boutons pressions blancs et la coupe courte,
très sixties de la veste.
Par chance je suis tombée sur une jupe parfaitement dans l’esprit de la
veste Courrèges, qui serait nickel pour faire un bel ensemble.
J’ai donc fait deux offres, une pour la veste et une autre pour la jupe.
La vente aux enchères se déroulera lundi à 14h dans les salles Drouot.
Je vous dirai si oui ou non j’ai remporte mes 2 pièces
)
Ensuite je suis allée rue de Rivoli pour faire « une tea
pause » cad : boire un chocolat chaud et déguster un mont blanc : cultissime gateau de la maison Angelina. La file d attente était tellement longue que j’ai préfèré zapper le
gouter et me rabattre sur un apéro culturel.
Arrêt chez Gagliani, la splendide librairie des arcades de la rue
de Rivoli, rien que la boutique vaut le coup d’œil. Tout en feuilletant le dernier Harper’s Bazar US, une voix qui me semblait familière, a fait « tilt » à mon oreille. Je me suis
retournée et là choc : Karl Lagerfeld en train de se faire conseiller par un vendeur sur les dernières sorties littéraires. Je tourne la tête et vois à ses côtés le beau Baptiste Giabiconi et le
ténébreux bodyguard, ancien mannequin.
Mes mains tremblent, ma tête tourne et mes pommettes rougissent ! La
voix de Karl est incroyablement reconnaissable, unique et puissante. Pendant que Karl recherche la dernière nouveauté, Baptiste regarde les best sellers, s’arrête sur certains livres, les
feuillette et les repose. Il portait un jean brut un peu taille basse avec une chaine, une veste en cuir et des bagues à tous les doigts.
Ils sont partis avec un sac rempli de bouquins. Karl a rencontré un ami
avec dans les mains : 3 sacs Chanel.
Des trouvailles vintage et une rencontre inoubliable et hasardeuse.
Bref, une journée de folie !
Aaah … si tous les samedi pouvaient être aussi
géniaux.
(Et si en plus je pouvais gagner au loto!)
Bon dimanche !